La Fédération de Basketball du Congo (FEBACO) a frappé fort. L’instance dirigeante du basket congolais a annoncé la radiation définitive de quatre entraîneurs et la suspension de plusieurs athlètes ayant pris part sans autorisation du gouvernement ni de la fédération au Festival Giants of Africa 2025, organisé à Kigali, au Rwanda.
Selon le communiqué officiel, ces participants ont enfreint les règlements en représentant la RDC sans mandat officiel, et en arborant les couleurs nationales lors de l’événement. Une décision qui a suscité de nombreuses réactions dans le milieu du sport congolais.
Des sanctions lourdes
Les athlètes identifiés comme fautifs écopent d’une suspension de 12 mois, les privant ainsi de toute activité officielle liée au basketball congolais.
Le joueur Gloire Tambwe Mwamba écope quant à lui de 24 mois de suspension, la FEBACO évoquant une récidive et un refus de convocation en sélection nationale.
Côté encadrement, quatre entraîneurs accompagnateurs sont radiés définitivement des activités liées au basketball congolais , parmi lesquels figure l’ancienne capitaine emblématique des Léopards dames, Natacha Teba Mambengya qui figurait parmi le staff technique du bc Hatari de Kinshasa.
Une décision sur instruction ministérielle
Ces mesures disciplinaires trouvent leur origine dans une instruction du Ministre des Sports, datée du 28 juillet 2025, demandant à la FEBACO de sévir contre toute participation non autorisée d’athlètes ou d’encadreurs à des événements internationaux sous bannière nationale.
Les ligues provinciales concernées ont été chargées d’assurer l’application stricte de ces sanctions.
Un climat tendu dans le basketball congolais
Si la FEBACO justifie sa décision par le respect des règlements et de la hiérarchie sportive, plusieurs observateurs dénoncent une réponse jugée disproportionnée, surtout à l’encontre d’acteurs ayant contribué à la visibilité du basket congolais sur la scène africaine.
Entre volonté d’ordre institutionnel et frustration du milieu sportif, cette affaire laisse planer un malaise :
la FEBACO a-t-elle privilégié la sanction avant la raison ?
Michael LURHUMA





